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Avis de recrutement: Projet d'Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B)

Le Gouvernement de la République du Burundi a obtenu en 2019 un Don du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) pour le financement du Projet d'Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi
(PIPARV-B). En 2021, un financement additionnel comprenant un don et un prêt a été conclu avec le FIDA et un prêt avec l'OFID. Il est prévu qu'une partie des sommes accordées au titre de ces financements sera utilisée pour effectuer le paiement des cadres et agents chargés de la mise en œuvre du Projet.

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La Stratégie Nationale d'Inclusion Financière pour mieux orienter l’inclusion financière au Burundi


Pour que la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière soit effective, il faut qu’elle soit inclusive. C’est le postulat à partir duquel il s’est tenu un atelier de consultation des parties prenantes pour l’actualisation de la stratégie nationale d’inclusion financière (2015-2020).
Bujumbura, le 18 octobre 2022. Le Ministère des Finances, du Budget et de la Planification Economique en collaboration avec le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière Rurale et Agricole du Burundi (PAIFAR-B) financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) organisent un atelier durant lequel différents acteurs du secteur financier au Burundi, il s’agit de la Présidence de la République du Burundi, la Primature, la Banque Centrale, les institutions bancaires, les institutions de microfinance, les agents bancaires commerciaux et les prestataires de services bancaires, prennent part.
L’objectif de l’atelier est d’établir l’état des lieux des réalisations de la SNIF (2015-2020) et de recueillir les contributions des parties prenantes aidant à l’actualisation de la SNIF des cinq prochaines années.


Une fois la SNIF actualisée,


Quelle politique à adopter pour pousser la population burundaise à s’intéresser aux produits et services financiers formels ? A cette question, les idées ont convergé sur la facilité à l’accès, les termes et conditions d’utilisation ainsi que la qualité de ces produits et services. Si les trois conditions parviennent à se remplir, le service financier informel intéressera de moins en moins de personnes.
Le nombre accru des institutions de microfinance, agents bancaires commerciaux et les prestataires de services bancaires n’implique pas toujours la qualité des produits et services financiers au Burundi.
« Avec l’actualisation de la SNIF, l’idée est d’améliorer l’orientation en termes de supervision des institutions et des banques et d’implication de toutes les parties prenantes parce que la supervision des institutions bancaires et de microfinance nécessite d’avoir des données réalistes, vérifiable et qu’on peut facilement analyser. Ces données vont faciliter l’inclusion financière de la population burundaise et l’intégration du système financier burundais dans la région de l’Afrique de l’Est. » fera savoir Dr Abel Bigawa Bazira, chercheur en finance inclusive, banques et entrepreneuriat. Et d’ajouter que les canaux de transmission d’information sur l’éducation financière demeurent majoritairement le bouche à l’oreille. Donc, il faudra que les parties prenantes à l’actualisation de la SNIF s’approprient lesdits canaux pour mieux implanter l’éducation financière.

 

Avis de relance de l'appel d'offres national ouvert N° PIPARV-B/18/F/2022-2023 pour la fourniture de vingt tonnes de semences de haricot à livrer dans les Provinces de Gitega, Karusi, Muyinga, Ngozi et Kayanza

Avis de relance de l'appel d'offres national ouvert N° PIPARV-B/18/F/2022-2023 pour la fourniture de vingt tonnes de semences de haricot à livrer dans les Provinces de Gitega, Karusi, Muyinga, Ngozi et Kayanza.

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Armée d’une éducation financière, Anésie affronte vaillamment les aléas de la vie

 

"Je m’appelle Ntahonkiriye Anésie, j’ai 58 ans, je suis native de la sous colline Kibimba, en commune Mishiha de la province de Cankuzo. Je mène une vie quasi monotone dans les années 1990. Nous prenions un seul repas la journée ou rien du tout. La toiture de la maison n’était pas assez hermétique, la saison pluvieuse était devenue un cauchemar. Je me limite à vivre une vie assez basique (c’est-à-dire avoir des enfants, travailler la terre et attendre la récolte). Mes enfants sont déscolarisés, les soins de santé sont inaccessibles : quand un enfant tombe malade, la sainte providence le guérit, il nous est difficile de vivre décemment.
Suite à cette situation au sein de mon foyer, mon mari a pris l’initiative, en 2000, de prendre le large et partir en Tanzanie. Il me laisse à la merci de l’extrême précarité avec neuf enfants qu’on avait eus ensemble. L’ainé a 13 ans et la cadette 1 année, elle ne connaîtra pas son père. J’étais laissée pour compte. Il m’est passée à l’esprit, au mieux, des envies de fuites, au pire, des tendances suicidaires. Seuls mes enfants m’ont permis d’oser espérer voir les jours meilleurs, même si cela relevait d’un rêve fou.


Le revirement


Durant cette cadence très douteuse de la vie, j’ai eu vent d’un groupe de caution solidaire (qui va devenir plus tard une coopérative dont je suis membre « Duhuze abarimyi »). Après quelques temps, j’ai pu avoir un crédit au sein de mon groupe pour m’acheter un lopin de terre supplémentaire et ainsi augmenter ma production. Je n’aurais jamais pensé à cette dynamique si j’étais restée assise dans les quatre murs de ma maisonnette, observant le vide nous remplir d’amertume, avec ma progéniture.
Des années plus tard, le PAIFAR-B est venu pour appuyer la coopérative, il nous a fait savoir que nous pouvons contracter des crédits, auprès des Institutions de Microfinance (IMFs), remboursables à un faible taux d’intérêts. Ces termes ne me sonnaient pas du tout avant d’appartenir à la coopérative. Et puis j’ai contacté un crédit de 200.000 FBu qui m’a permis de démarrer avec la culture du riz principalement et des cultures vivrières. La culture du riz que j’ai entreprise a prospérée, j’ai récolté 500 kg de riz. Une partie de cette cagnotte a servi à rembourser le crédit. Après cette vente, je suis resté avec des quantités de riz qui valent 600.000 FBu. Avec 400.000 FBu, j’ai agrandi mes terrains de culture et parvenu à épargner les 200.000 FBu. La motivation d’agrandir mes parcelles prend source au nombre assez large de ma descendance et surtout à la succession. Tout ça sans « l’intervention suprême » du mari.


Après avoir remboursé le premier crédit, je n’ai pas hésité à contracter un deuxième de 300.000 FBu. En plus de la culture dans les bas-fonds et les marais, j’ai fait la culture sur la colline. Cette fois-là le riz m’a rapporté 800.000 FBu. J’ai continué dans le rachat des parcelles de culture. Un autre terrain de 600.000 FBu m’est appartenu. Je suis maintenant accomplie, je pratique principalement la culture du riz et des cultures maraichères. La maison que j’habite a été rénové (encore une fois sans l’aide de mon mari) et je veux la transformer avec un troisième crédit que je vais contracter très prochainement.
Concernant le remboursement des crédits contractés par mes congénères (femmes) de la coopérative, il n’y a pas de pénalités qui nous frappent. Nous respectons à la lettre les termes et conditions du remboursement peu importe la situation socio-économique que nous puissions vivre. Les femmes sont tellement méticuleuses.


Du moment où nous avons l’espace de s’exprimer, et les opportunités d’être appuyé, j’exhorterais à toute femme qui se déconsidère, d’intégrer les groupements communautaires afin de sortir de l’extrême précarité. Avec ou sans l’implication du mari, la femme burundaise peut être le contre-poids dans la lutte contre la pauvreté.


Le Projet d’appui à l’inclusion Financière Agricole et Rurale du Burundi PAIFAR-B, est le 12ème projet du gouvernement du Burundi financé par le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA). Son objectif est de contribuer à augmenter les revenus des ruraux pour une réduction de la pauvreté. Cela à travers le renforcement de l’inclusion financière des populations rurales agricoles et non agricoles, en comblant les écarts entre la demande et l’offre des services financiers et non financiers.
Les bénéficiaires des interventions du PAIFAR-B sont des coopératives, des membres individuels des coopératives, des ménages exerçant les activités génératrices de revenus et les ménages très vulnérables qui reçoivent un transfert monétaire.

A la découverte des microentreprises initiées par les jeunes.


Le réseau Youth Agribusiness Incubator (YAIN) est le produit des appuis du FIDA au Burundi dans l’accompagnement des jeunes ruraux et dans la création d’emplois décents à travers le PRODEFI.
Ils sont 711 jeunes entrepreneurs. A la tête du réseau, se trouvent les jeunes encadrés et formés par le Programme de Développement des Filières (PRODEFI). Ils veulent aider leurs congénères qui veulent se faire une place dans l’agribusiness. Nous sommes en 2014.
Dans ses prérogatives, le YAIN aspire devenir le trait d’union entre les produits des jeunes entrepreneurs et le marché d’écoulement. Le réseau a déjà piloté la création de 300 emplois.
« Pour y arriver, nous avons suivi différentes formations, sur le montage d’une activité en agri business, solide, organisées par l’African Agribusiness Incubator (AAI) en Ethiopie en 2016, au Kenya en 2017, en Côte d’Ivoire en 2018 et en Ouganda la même année. Nous devons nos tout premiers pas aux appuis du projet Emploi des Jeunes Ruraux financé par le programme FIDA au Burundi à travers le PRODEFI. » fait savoir Cyriaque NDAYIRAGIJE, membre du YAIN.
Tout comme Cyriaque, des jeunes de différentes horizons exercent des métiers aussi différents. Découvrons- les,...

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Le PAIFAR-B, un projet pour l’inclusion financière des agriculteurs

Les agriculteurs des ménages ruraux de la région Centre couvrant les provinces de Gitega, Karusi et Muramvya, ceux de la région Nord couvrant les provinces de Kayanza, Muyinga et Ngozi et ceux de la région Sud-Est couvrant les provinces de Cankuzo, Ruyigi, Rutana, Rumonge et Makamba reconnaissent que grâce au PAIFAR-B, un 12ème projet du gouvernement financé par le FIDA, ils se familiarisent avec les produits et services financiers offerts par les Institutions de Microfinance. Ils se réjouissent qu’ils bénéficient des crédits agricoles au taux d’intérêt de 8% par an et dégressif, mais déplorent que le taux d’intérêt du crédit commercial et warrantage reste à 2% par mois linéaire chez Coopec.

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Appolinaire Nizigiyimana, président de la coopérative « Murimyi Kerebuka » de Muhanga : « Alors qu’au début de la collaboration avec PAIFAR-B, nous avons récolté 50 tonnes de riz paddy, maintenant nous avons dans le hangar de stockage 119 tonnes de riz paddy, soit plus du double. La coopérative a également acheté un véhicule de type «Benne» d’une valeur de 130 millions de FBu ».

   

Le PAIFAR-B est un projet du gouvernement du Burundi financé à hauteur de 38, 6 millions USD avec un don de 24,9 millions USD du Fonds International de Développement Agricole (FIDA). Lancé officiellement en septembre 2018 pour une durée de 7 ans, à la veille de l’évaluation à mi-parcours, il a contribué à l’augmentation des revenus des ménages ruraux pour une réduction durable de leur niveau de pauvreté.

Les agriculteurs de Muramvya au firmament

 « 2300 ménages, membres de la Coopérative pour l’Autonomisation Populaire (COAP Rugemangango) de la colline Kigereka, commune de Bukeye dans la province de Muramvya savourent les bienfaits du Projet d’Appui à l’Inclusion Financière Agricole et Rurale du Burundi (PAIFAR-B) », déclare Callixte Ndayishimiye, président de la COAP Rugemangango.

Pour lui, plus question d’avoir des difficultés pour s’approvisionner en fertilisants. « Le PAIFAR-B a connecté COAP Rugemangango avec la Mutualité d’Epargne et de Crédit (MUTEC). COAP Rugemangango a contracté des crédits agricoles quitte à ce qu’un membre de la coopérative parvienne à s’approvisionner à plus ou moins dix sacs d’engrais au lieu d’un seul sac d’engrais », dit M.Ndayishimiye avant de signaler que cette occasion a permis à la coopérative de distribuer dix tonnes de semences de pommes de terre au début de la saison culturale B.

Et de renchérir : « La coopérative a collaboré avec PAIFAR-B alors qu’elle avait un capital de 86 millions de FBu en 2018. Actuellement, le capital de COAP Rugemangango est estimé à 600 millions de FBu ».

Il témoigne que grâce aux appuis multiformes du PAIFAR-B, la coopérative collabore dans le domaine agroalimentaire avec l’Office du Thé du Burundi (OTB) et la Brasserie et Limonaderies du Burundi (Brarudi). 

« Par exemple, nous avons dans le hangar de stockage pour le compte de la Brarudi 20 tonnes d’orge récoltées pendant la saison culturale B. La coopérative a un contrat de semer pendant la saison culturale A pour le compte de la Brarudi 300 tonnes de semences d’orge. Ce qui nécessitera un hangar d’une capacité importante pendant la récolte », indique M.Ndayishimiye.

Georges Nitunga, président de la coopérative « Sangwikigori » de la colline Kiziguro, commune Bukeye dans la province de Muramvya confirme que l’intervention du PAIFAR-B au sein de la coopérative a été vécue comme une innovation.

« Avec 527 membres dont 282 femmes et 245 hommes, la coopérative n’avait qu’un hangar de stockage lui laissé par le Projet d’Appui à l’Intensification et à la Valorisation Agricoles du Burundi (PAIVA-B), un autre projet du gouvernement du Burundi qui était financé par le FIDA. Le capital de la coopérative était de 3 millions 217 mille 250 FBu », certifie-t-il.

Et de faire remarquer : « Dès l’avènement du PAIFAR-B en 2019, celui-ci a facilité la connection de la coopérative Sangwikigori à la Coopérative d’Epargne et de Crédit (COOPEC) de Bukeye. Maintenant, chaque membre de la coopérative possède son propre compte et a le droit de contracter un crédit à la COOPEC de Bukeye. Au premier cycle, un membre de la coopérative Sangwikigori avait le droit de contracter un crédit de 100 mille FBu. Pour le moment, il peut contracter un crédit de 400 mille FBu ». 

M.Nitunga se réjouit que grâce à PAIFAR-B, la coopérative qu’il préside s’est solidifié de telle sorte qu’il arrive à un capital de 8 millions 822 mille 100 FBu.

Gisèle Niyonkuru, de la colline Kivogero, commune Bukeye de la province de Muramvya témoigne que le PAIFAR-B leur a facilité l’accès aux crédits à la COOPEC par l’appui à l’élaboration du dossier de demande de crédit. 

La quinquagénaire, veuve, mère de 4 enfants et membre de la coopérative « Sangwikigori » avoue qu’avec l’appui du PAIFAR-B, elle contacte des crédits agricoles et parvient à s’approvisionner en fertilisants agricoles à temps. 

Kayanza, une autre réussite

Appolinaire Nizigiyimana, président de la coopérative « Murimyi Kerebuka » de Muhanga, une coopérative rizicole exploitant 8 marais aménagés par le PAIVA-B explique qu’avec l’intervention du PAIFAR-B, chaque membre de la coopérative a déjà ouvert un compte à la COOPEC de Muhanga.

D’ailleurs, continue-t-il, 11 membres de la coopérative ont contracté des crédits à titre personnel. Cela au moment où 600 membres de la coopérative ont déjà ouvert leur propre compte à la COOPEC de Muhanga.

« Depuis que PAIFAR-B a été auprès de nous, la coopérative a commencé à bénéficier d’un crédit agricole de 241 millions 666 mille FBu en 2019 de la part de la COOPEC. En 2020, « Murimyi Kerebuka » a reçu un crédit de 332 millions 66 mille FBu. En 2021, elle a obtenu un crédit de 709 millions 105 mille FBu et en 2022, elle a eu un crédit de 605 millions 280 mille FBu. Tous ces crédits ont facilité la culture du riz. Au début de la collaboration avec PAIFAR-B en 2019, nous avons récolté 50 tonnes de riz paddy, maintenant, 3 ans plus tard, nous avons dans le hangar de stockage 119 tonnes de riz paddy, soit plus du double », applaudit M.Nizigiyimana avant d’annoncer que « Murimyi Kerebuka » a acheté un véhicule de type « Benne» d’une valeur de 130 millions de FBu . Ce dernier étant unique dans la commune, il est tout le temps loué pour le compte de la coopérative.

Il rappelle que pendant la saison culturale B, les commerçants usuriers accordaient des crédits agricoles de 100 mille FBu aux agriculteurs pour se faire rembourser 150 mille FBu sur une période d’un mois.  De plus, ces agriculteurs louaient des champs de bananiers ou vendaient des animaux domestiques pour se procurer des intrants agricoles ou des semences sélectionnées. Ce qui n’est plus le cas avec l’arrivée du PAIFAR-B.

Et Mamerthe Inamukobwa, de la colline Mwendo, commune Muhanga, province de Kayanza, membre de la coopérative « Murimyi Kerebuka » de poursuivre : « Suite aux facilités accordées par PAIFAR-B pour l’obtention d’un crédit agricole, je suis parvenu à m’acheter trois lopins de terre, une chèvre et un porc ».

La quadragénaire est mère de 5 enfants avoue qu’avec le compte qu’elle a ouvert à la COOPEC de Muhanga, maintenant elle est capable de demander un crédit et d’exercer une activité génératrice de revenus.

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Severa Nsanguye de la colline Rukwega, commune Mishiha de la province de Cankuzo : « Grâce aux crédits dont l’obtention a été facilitée par PAIFAR-B, mon ménage s’est acheté un lopin de terre à 460 mille FBu, une propriété foncière à 1 million 500 mille FBu, a réhabilité une maison… ».

Cankuzo, des agriculteurs joyeux 

Joël Kagoroba, président de la coopérative « Duhuzabarimyi » de la colline Rukwega, commune Mishiha dans la province de Cankuzo précise que les premiers contacts avec PAIFAR-B ont eu lieu en 2019.

« A l’aide du PAIFAR-B, la coopérative est parvenue à décrocher un crédit agricole de 51 millions de FBu à rembourser avec un taux d’intérêt de 8% par an dégressif à la Coopec, ensuite un crédit warrantage et un crédit commercial. Finalement, nous avons constaté qu’avec le crédit warrantage et le crédit commercial, le taux d’intérêt reste toujours de 2% par mois linéaire, donc relativement élevé », indique M.Kagoroba avant d’attester que tous les 582 membres de la coopérative possèdent chacun un compte à la COOPEC de Mishiha.

Il atteste en outre que l’accès aux crédits commence à porter des fruits chez la plupart des ménages bénéficiaires. Il cite entre autres la réhabilitation des maisons, l’achat des motocyclettes et bicyclettes, l’augmentation du nombre de repas par jour. 

Il précise que la coopérative « Duhuzabarimyi », a contracté un crédit de 51 millions de FBu en 2019, 132 millions de FBu en 2020, 120 millions de FBu en 2021.Ces crédits ont été remboursés dans les délais.

Et de se féliciter : « Aujourd’hui, la coopérative exploite un marais de 3 hectares et a 350 tonnes de riz paddy dans le hangar de stockage. La coopérative a appuyé la commune dans la réhabilitation des ponts avec une somme de 4 millions de FBu ».

Toutefois, M.Kagoroba se lamente que la coopérative qu’il préside manque de décortiqueuse alors qu’elle allait profiter non seulement du riz décortiqué, mais aussi du son de riz.

Anésie Ntahonkiriye, habitant la colline Kibimba, de la colline Mishiha dans la province de Cankuzo reconnait le rôle important qu’a joué PAIFAR-B dans sa famille.

Mère de 8 enfants, la quinquagénaire confirme avoir contracté des crédits grâce à PAIFAR-B. « J’ai investi les crédits contractés dans la culture du riz. Avec les bénéfices tirés de la culture du riz, j’ai acheté deux propriétés foncières, une à 410 mille FBu et une autre à 600 mille FBu. J’ai réhabilité par après ma maison et je suis en train de construire une clôture », se déleste M.Ntahonkiriye.

Et Severa Nsanguye de la colline Rukwega, commune Mishiha da la province de Cankuzo de compléter : « Moi-même, grâce aux crédits dont l’obtention a été facilitée par le PAIFAR-B, ma famille s’est achetée un lopin de terre à 460 mille FBu, une propriété foncière à 1 million 500 mille FBu, a réhabilité une maison… ».

Oswald Niyungeko de la colline Mwiruzi, commune Mishiha, province de Cankuzo certifie que lui aussi il s’est acheté une parcelle et a construit une maison.

Père de 2 enfants, le trentenaire  témoigne que grâce au PAIFAR-B, il ne se déplace plus vers la Tanzanie comme travailleur saisonnier avec tous les risques d’être spolié de tous ses biens à son retour au pays natal.

Dans la prochaine édition, nous allons vous parler de l’appui du PAIFAR-B aux éleveurs des régions Centre, Nord et Est.